La Terre – Émile Zola

Jean, ce matin-là, un semoir de toile bleue noué sur le ventre, en tenait la poche ouverte de la main gauche, et de la droite, tous les trois pas, il prenait une poignée de blé, que d’un geste, à la volée, il jetait.

Des morts, des semences, et le pain poussait de la Terre.

La Terre – Émile Zola

Un grand patron – Pierre Véry

Un grand patron - Pierre Véry

Lorsque le professeur Louis Delage, posant avec une sorte de tendresse le tranchant du bistouri sur l’épiderme, avait, d’un geste rapide, pratiqué une longue incision : « Quelle élégance ! Quel style !… » n’avait pu se défendre de chuchoter à l’oreille du professeur Charles Tannard son assistant Loiseau-Mielland.

Et la Maladie l’attendait, souriante…

Un grand patron – Pierre Véry

Trouble dans les andains – Boris Vian

Trouble dans les andains - Boris Vian

Le Comte Adelphin de Beaumashin passait une chemise blanche devant son Mirophar-Brot qui resplendissait de feux convergents.

Antioche embraya, et, dans un ronflement sourdingue, ils disparurent au tournant de la route, mais l’œil de Dieu continuait à les voir…

Trouble dans les andains – Boris Vian

La maison de Matriona – Soljenitsyne

La maison de Matriona - Soljenitsyne

Au kilomètre cent quatre-vingt-quatre, plus d’un an et demi après, les trains ralentissaient, avançaient comme à tâtons.

Les ouvriers apportaient les poteaux.

La maison de Matriona – Soljenitsyne

Le dernier des Mohicans – James Fenimore Cooper

Le dernier des Mohicans - James Fenimore Cooper

L’histoire que nous allons raconter se passe en Amérique à la fin du XVIIIe siècle, pendant les terribles guerres que se firent la France et la Grande-Bretagne.

J’ai vu à mon aurore les fils d’Unamis heureux et forts ; maintenant, avant même que ma nuit soit arrivée, je viens de voir mourir le dernier guerrier de la race antique des Mohicans !

Le dernier des Mohicans – James Fenimore Cooper

Péplum – Amélie Nothomb

Péplum - Amélie Nothomb

Cherchez à qui le crime profite.

Personne n’a daigné me croire.

Péplum – Amélie Nothomb

L’Assommoir – Émile Zola

L’assomoir - Émile Zola

Gervaise avait attendu Lantier jusqu’à deux heures du matin.

-Tu sais, écoute bien… c’est moi, Bibi-la-Gaiété, dit le consolateur des dames… Va, t’es heureuse.  Fais dodo, ma belle !

L’Assommoir – Émile Zola

Croc Blanc – Jack London

Croc Blanc - Jack London

Une haute forêt de sapins, sombre et oppressante, disputait son lit au fleuve gelé.

A leur contact, il retrouva un instant le souvenir de ce qu’il avait été autrefois, il revit le loup solitaire, jaloux de son indépendance, qui avait affronté seul tant de tempêtes, puis ce souvenir s’effaça et il demeura étendu, les yeux mi-clos, la petite meute piaillant et se bousculant autour de lui, le soleil de la terre du Sud réchauffant son pelage.

Croc Blanc – Jack London

Le dossier K. – Gérard de Villiers

Le dossier K. - Gérard de Villiers

L’Audi A8 surgit à vive allure de l’étroite route en lacets venant de Valjevo et se rabattit brutalement juste avant l’endroit où la route encore plus étroite se greffait sur la voie principale indiquée par un panneau de bois portant l’inscription Pristinja.

Il traça rapidement un signe de croix sur le front de Malko, fit demi-tour et regagna ce qui restait du monastère de Chilandar.

Le dossier K. – Gérard de Villiers

L’Automne à Pékin – Boris Vian

L’Automne à Pékin - Boris Vian

Amadis Dudu suivait sans conviction la ruelle étroite qui constituait le plus long des raccourcis permettant d’atteindre l’arrêt de l’autobus 975.

Le receveur s’approcha de lui.

  • Terminus !… dit Angel
  • Vole !… répondit le receveur en levant le doigt vers le ciel.

L’Automne à Pékin – Boris Vian

La poursuite du bonheur – Douglas Kennedy

La poursuite du bonheur - Douglas Kennedy

La première fois que je l’ai vue, c’était devant le cercueil de ma mère.

Mon regard a croisé le sien, plein d’attente, plein d’espoir – D’accord, Je vais essayer.

La poursuite du bonheur – Douglas Kennedy

Or noir – Dominique Manotti

✅ Découvrez la première et la dernière phrase du livre de Dominique Manott - Or noir  ➽ L'Alpha & L'Omega publié tous les dimanches matin sur www.primaluxes.com 😎

Au mois de mai à New York, il fait beau, l’air est doux, loin des chaleurs écrasantes de l’été, un temps propice au mondanités.

Nous allons arroser ça, champagne avec la zuppa inglese.

Or noir – Dominique Manotti

Le chapeau de Barentsz – Emmanuel Rimbert

Le chapeau de Barentsz - Emmanuel Rimbert

Willem Barentsz, ce navigateur chevronné et aventureux, quitta trois fois les Provinces-Unies.

Il a emporté le secret avec lui, il n’est pas revenu.

Le chapeau de Barentsz – Emmanuel Rimbert

Le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway

Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau, qui pêchait au milieu du Gulf-Stream.

Le vieux rêvait de lions.

Le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway

(L’Alpha & l’Omega – Première et dernière phrase d’un livre)

Au revoir là-haut – Pierre Lemaitre

Au revoir là-haut - Pierre Lemaitre

Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps.

Cette pensée va, plus généralement, aux morts, de toutes nationalités, de la guerre 14-18.

Au revoir là-haut – Pierre Lemaitre

(L’Alpha & l’Omega – Première et dernière phrase d’un livre)

Les chemins de la résilience – Dorothée Leurent

Les chemins de la résilience - Dorothée Leurent

On le sait tous, la résilience est la capacité d’un matériau à résister aux chocs et dégager de l’énergie afin de retrouver sa forme première.

C’est une réussite si on se relève autant de fois qu’on chute, c’est la qualité d’un homme, un vrai – et bien sûr, la qualité d’une femme, une vraie.

Les chemins de la résilience – Dorothée Leurent

(L’Alpha & l’Omega – Première et dernière phrase d’un livre)

Mirage – Douglas Kennedy

Mirage - Douglas Kennedy

Premières lueurs du jour.

Mais ouvrons-nous jamais vraiment les yeux ?

Mirage – Douglas Kennedy

(L’Alpha & l’Omega – Première et dernière phrase d’un livre)

La Chute – Albert Camus

Puis-je, monsieur, vous proposer mes services, sans risquer d’être opportun ?

Mais rassurons-nous !  Il est trop tard, maintenant, il sera toujours trop tard.  Heureusement !

La Chute – Albert Camus

Siddhartha – Hermann Hesse

Siddhartha, le bel enfant du brahmane, le jeune faucon, grandit en compagnie de son ami, Govinda, fils lui aussi d’un brahmane, à l’ombre de la maison et du figuier, sur la rive ensoleillée du fleuve, auprès des bateaux, dans la verdure de la forêt de Sal.

Il se prosterna jusqu’à terre devant l’Homme qui restait là, assis, immobile, et dont le sourire lui rappelait tout ce qu’il avait aimé dans sa vie et tout ce qu’il représentait pour lui de précieux et de sacré.

Siddhartha – Hermann Hesse

Dans les pas du fils – Renaud et Tom François

Comme souvent à Biarritz, il pleut.

Ce voyage ne serait donc que le début d’un long processus de transformation…

Dans les pas du fils – Renaud et Tom François

Une colonne de feu – Ken Follett

Ned Willard arriva à Kingsbridge, sa ville natale, en pleine tempête de neige.

Sur cette pensée, il glissa doucement dans le sommeil.

Une colonne de feu – Ken Follett

La vengeance m’appartient – Marie Ndiaye

L’homme qui, le 5 janvier 2019, entra timidement, presque craintivement dans son cabinet, Me Susane sut aussitôt qu’elle l’avait déjà rencontré, longtemps auparavant et en un lieu dont le souvenir lui revint si précisément, si brutalement qu’elle eut l’impression d’un coup violent porté à son front.

… Qui est-il donc ? Nous croyons le savoir à présent, nous nous disons cependant : et si je me trompais ?

La vengeance m’appartient – Marie Ndiaye

Le défecteur de Pyongyang :2 – Gérard de Villiers

Un véritable mur lumineux surgit soudain, dissipant la brume qui tombait sur la mer de Chine, lorsque le gros hélicoptère Westland amorça son virage pour se poser sur l’hélipad du Macao Ferry Terminal.

Pendant une fraction de seconde, Malko éprouva une grande joie, puis la flamme s’éteignit et il réalisa qu’il n’avait plus de raisons de revenir à Tokyo.

Le défecteur de Pyongyang :2 – Gérard de Villiers

Et moi, je vis toujours – Jean d’Ormesson

Longtemps, j’ai erré dans une forêt obscure.

Je vaux mieux que ces souvenirs lacunaires et aléatoires qui, non contents de s’emparer de ma voix, ne constituent, en dépit de leur ambition, qu’un livre de plus parmi les autres.

Et moi, je vis toujours – Jean d’Ormesson

La vie des Maîtres – Baird T. Spalding

La littérature spiritualiste est actuellement si abondante, il y a un tel réveil, une telle recherche de la vérité concernant les grands instructeurs du monde, que je suis incité à exposer mon expérience des Maîtres d’Extrême-Orient.

….

Avec les facultés créatrices que Dieu vous a données, vous entourerez ces formes de la perfection que Dieu à conçue pour elles et dont il les entoure lui-même.

La vie des Maîtres – Baird T. Spalding

À marche forcée – Slawomir Rawicz

Il pouvait être neuf heures en cette glaciale journée de novembre quand la clé cliqueta dans la lourde serrure de ma cellule de la Lubyanka.

Je me sentais soudain privé d’amis, démuni de tout, aussi perdu et esseulé qu’il est possible de l’être.

À marche forcée – Slawomir Rawicz


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Petit éloge de la gentillesse – Emmanuel Jaffelin

À quoi bon la gentillesse ?

Elle caractérise le fait d’agir en recourant à la séduction plutôt qu’à la violence.

Petit éloge de la gentillesse – Emmanuel Jaffelin


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L’île mystérieuse – Jules Verne

Nous tombons ! – Jetez du lest !

Pas un des anciens colons de l’île Lincoln ne manquait, car ils avaient juré de toujours vivre ensemble, Nab là où était son maître, Ayrton prêt à se sacrifier à toute occasion, Pencroff plus fermier qu’il n’avait jamais été marin, Harbert, dont les études s’achevèrent sous la direction de Cyrus Smith, Gédéon Spilett lui-même, qui fonda le New Lincoln Herald, lequel fut le journal le mieux renseigné du monde entier.

L’île mystérieuse – Jules Verne

L’île mystérieuse – Jules Verne

Nous tombons ! – Jetez du lest !

Pas un des anciens colons de l’île Lincoln ne manquait, car ils avaient juré de toujours vivre ensemble, Nab là où était son maître, Ayrton prêt à se sacrifier à toute occasion, Pencroff plus fermier qu’il n’avait jamais été marin, Harbert, dont les études s’achevèrent sous la direction de Cyrus Smith, Gédéon Spilett lui-même, qui fonda le New Lincoln Herald, lequel fut le journal le mieux renseigné du monde entier.

L’île mystérieuse – Jules Verne

L’enfer – Gaspard Koenig

La lumière me parut d’abord aveuglante, puis mes yeux s’habituèrent et je distinguai sa silhouette à travers la brume.

Et bras dessus, bras dessous, sans un mot, nous marchâmes vers la maison aux épais murs de pierre noire dont la cheminée fumait et où attendaient le silence, la vieillesse et la mort.

L’enfer – Gaspard Koenig

Le braco du Vaccarès – Claude Joste

La Camargue, à certaines heures, semblait se refermer malgré l’afflux des touristes du mois d’Août.

La brume se parait encore des teintes rutilantes, comme si le soleil, ayant manqué sa montée, était tombé d’un seul coup dans les étangs.

Claude Joste – Le braco du Vaccarès

Les Piliers de la Terre – Ken Follet

Dans une large vallée, au pied d’une colline en pente douce, Tom bâtissait une maison auprès d’un torrent.

Après cet instant, songea-t-il, le monde ne serait plus tout à fait le même.

Ken Follet – Les Piliers de la Terre

Une seconde vie – François Jullien

Nous n’avons qu’une vie, c’est bien l’évidence.

Et c’est seulement dans ce recommencement de la reprise qu’on commence de pouvoir effectivement commencer.

François Jullien – Une seconde vie

Jules Verne – La Jangada

Phyjslyddqfdzxgasgzzqqehxgkfndrxujugiocyt dxvksbxhhuypohdvyrymhuhpuydkjoxphétozs letnpmvffovpdpajxhyynojyggaymeqynfuqlnm vlyfgsuzmqiztlbggyugsqeubvnrcredgruzblrmx yuhqhpzdrrgcrohepqxufivvrplphonthvddqfhqs ntzhhhnfepmqkyuuexktogzgkyuumfvijdqdpzj qsykrplxhxqrymvklohhhotozvfksppsuvjhd.

A une lettre près, disait-il, Lina, Liane, n’est pas la même chose ?

Jules Verne – La Jangada

Coup Double – Hélène Pasquier

A l’arrêt suivant, Julius Kern sauta à bas du Dodge, et repartit, bringuebalant au long du chemin blanc creusé d’ornières roussâtres.

Il la prononça à voix haute, avec amertume : « Naître est un accident mortel… »

Coup Double – Hélène Pasquier

Le piège de Bangkok – Gérard de Villiers

Le piège de Bangkok

Du 23e étage de l’hôtel Sofitel de Silom road, on avait une vue magnifique sur Bangkok.

Malko croisa le regard de Ling Sima et ce qu’il y lut ne lui fit pas regretter d’être venu traquer Viktor Bout à Bangkok.

Gérard de Villiers – Le piège de Bangkok

Survivre à noël – Stéphane Floccari

Pour penser à Noël, il suffit a priori de fermer les yeux en plein jour pour se retrouver dans une nuit de lumière.

Quitte à passer Noël en affrontant la nuit et les siens, autant survivre en jouant cartes sur table et en affirmant un gai savoir qui permettre de détourner le regard.

Survivre à noël – Stéphane Floccari

Pacte avec le diable – Gérard de Villiers

Pacte avec le diable

– Arrête-toi là ! ordonna Momcilo Pantelic à sa copine Natalia, à qui il avait laissé le volant de son coupé Mercedes SLK.

La jeune femme sortit à son tour, se pressa fugitivement contre lui, effleura ses lèvres et dit d’une voix un peu étranglée : Stretan put (Bon voyage)

Gérard de Villiers – Pacte avec le diable

Les racines du mal – Maurice G. Dantec

Les racines du mal

Andreas Schaltzmann s’est mis à tuer parce que son estomac pourissait.

Et il s’entendit rire, étonné de ce simple miracle, rire, dans un écho qui se répercuta d’un bout à l’autre du cosmos, avant que l’infini ait enfin la mansuétude d’éteindre sa conscience.

Maurice G. Dantec – Les racines du mal

Tornade sur Manille – Gérard de Villiers

La chaleur implacable enveloppa Malko comme une caresse brûlante et moite dès qu’il émergea du 747 d’Air France.

Il regarda l’Américain sortir, ferma les yeux et retrouva l’image d’Alexandra.

Gérard de Villiers – Tornade sur Manille 

Opération Matador – Gérard de Villiers

Roy Stockton posa son verre de brandy sur la table basse en perpex noir avec une expression volontairement admirative, siffla et lança joyeusement – Wow, darling, you look great !

C’était sûrement l’orgasme le plus cher du monde : trois millions de dollars.

Gérard de Villiers – Opération Matador

Essai d’exploration de l’inconscient – Karl Jung

L’homme utilise le mot parlé ou écrit pour transmettre à autrui ce qu’il a à l’esprit.

Les premiers résultats sont encourageants, et ils semblent annoncer une réponse – attendue jusqu’ici – à bien des problèmes qui se posent à l’humanité d’aujourd’hui.

C. G. Jung – Essai d’exploration de l’inconscient

Le trésor du Négus – Gérard de Villiers

Le regard de Malko glissa de l’affiche punaisée au mur vantant les joies du tourisme en Ethiopie par le biais d’une superbe Danakil aux cheveux hirsutes, à la peau très sombre et à la poitrine fabuleuse, jusqu’à la princesse Mekonnen, assise sur le lit en face de lui.

Malko lui adressa un sourire plein de tristesse – Je suis le dernier des Rois Mages, dit-il.

Gérard de Villiers – Le trésor du Négus

Zarma Sunset – Karim Braire

J’entends la voix de ma mère qui ricoche dans le couloir menant à ma chambre.

Je n’irai pas chercher plus loin d’où vient cette force qui a tordu mon destin et qui m’a rendu si libre.  Maintenant, je sais pourquoi tout cela m’est arrivé.

Karim Braire – Zarma Sunset

Le trésor de Saddam : T2 – Gérard de Villiers

De sa fenêtre de l’hôtel Phoenicia , Malko contemplait avec un peu de nostalgie l’hôtel Saint-Georges, perle de l’hôtellerie de Beyrouth trente ans plus tôt, aujourd’hui réduit à un squelette rosâtre aux ouvertures béantes, coincé entre une marina vide et le fantôme d’un jardin public triangulaire à l’herbe jaunie et pelée, piquetée de quelques cocotiers déplumés.

Au milieu des tourbillons de fumée noire emportés au loin par le Khamsin, les billets de cent dollars du trésor de Saddam Hussein continuaient à planer comme des confettis.

Gérard de Villiers – Le trésor de Saddam : T2

Un alchimiste raconte – Patrick Burensteinas

alpha & omega

Un alchimiste au XXIe siècle. Ça existe ?

Quand on me demande aujourd’hui « Qu’est-ce que l’alchimie ? », je réponds : c’est l’art d’être heureux.

Patrick Burensteinas / Un alchimiste raconte